En regardant la science comme un domaine d'interaction postcoloniale entre l'Afrique et l'Europe, on ajoute une dimension vitale aux nombreux événements qui commémorent et fêtent le cinquantième anniversaire de dix-sept pays africains. La question centrale est de savoir si, comment, et dans quelle mesure les scientifiques ont évalué leurs prises de position et leurs interventions sur l'Afrique par rapport à la décolonisation. Cette conférence invite les érudits à présenter leurs positions devant le public et devant le monde académique, et à examiner minutieusement les vicissitudes de la science et des scientifiques tout au long de la période postcoloniale.
Cette question générale ne vise toutefois pas à verser dans le nombrilisme, mais à constituer un point de départ à l'esprit ouvert qui se propose de combiner d'une part la reconstruction historique et d'autre part des conjectures réflexives sur la science comme lieu de collaboration et de distinction, d'antagonisme et de complicité entre l'Afrique et l'Europe. Sans pour autant vouloir approfondir l'essence du colonial vs le postcolonial, la science vs la non-science, ou l'Afrique vs l'Europe, cette conférence se veut une entreprise multidisciplinaire qui aborde le thème général à trois niveaux : théorique, institutionnel et thématique. Sur le plan thématique, la conférence se donne pour but d'étudier le rôle de la science dans les processus de subjectification et d'objectification dans le domaine de l'héritage, du conflit et de l'activisme.
SAVOIR PLUS
Looking at science as a terrain of postcolonial interaction between Africa and Europe, adds a vital dimension to the many commemorative and celebratory events related to the fiftieth anniversary of seventeen independent African countries.
Although scholars often play a large part in these events, as experts, eyewitnesses, activists, or otherwise, they rarely or marginally seize these occasions to put their own positions - the vicissitudes of science and scientists throughout the postcolonial period - to academic and public scrutiny (Ki-Zerbo 2005; Mkandawire 2005). One could object that such is perhaps easier done for the colonial period. After all, it is now widely acknowledged that scientific work - its practices and infrastructure as much as its insights and findings - in many different disciplines, ranging from the humanities and social sciences, to geography and the life sciences, were vital for the mise en valeur, the exploitation of human and natural resources, of the African colonies (Bonneuil 2000; Harrison 2005; Kuklick and Kohler 1996: 7-10; MacLeod 2001). But much the same can be said of the postcolonial period although it is clear that science and scientists now operate in knowledge/power configurations that differ considerably from the colonial ones and that have been variously identified as developmentalism, neoliberal governmentality, therapeutic domination, etc. (Bonneuil 2000; Cooper 2004; Mamdani 2008; Rottenburg 2009; Seth 2009)...
READ FURTHER
- - Bozar, Centre for Fine Arts, Brussels
- - Central Africa Programme (Egmont, Royal Institute for International Relations), Brussels
- - Ghent Africa platform (GAP), UGent
- - Institut d'Anthropology Culturelle, ULB
- - Institute for Anthropological Research in Africa (IARA), KULeuven
- - Royal Museum for Central Africa, Tervuren
- - Karel Arnaut, Myriam Mertens, Marleen Temmerman, Els Leye, Annelies Verdoolaege, Sofie Boonen, Katrien De Graeve, Gillian Mathys (GAP, UGent)
- - Bambi Ceuppens, Hilde Keunen, Sabine Cornelis (Royal Museum for Central Africa, Tervuren)
- - Filip De Boeck (Institute for Anthropological Research in Africa, KULeuven)
- - Pierre De Maret (Centre d'Anthropologie Culturelle, Institut de Sociologie, ULB)
- - Sarah De Mul (Interuniversity Working Group on Congo, KULeuven)
- - Nicola Setari (Bozar, Brussels)
- - Koen Vlassenroot (Central Africa Programme (Egmont), Brussels & UGent)
Programme Preview
Friday 5/11
- 8h30 Registration & coffee
- 9h15 Welcome + presentation of the organisers
- 9h30 Ouverture performance/statement - Pitcho / Sammy / Karel Arnaut
- [Morning keynote and paper session]
Science in the postcolony - chair: Sarah De Mul (KULeuven)
- 10h00 Ato Quason (University of Toronto): Science, public health,
and (post)colonial urban evolution - 11h00 Break
- 11h30 3 paper presentations + discussion
Saturday 6/11
- 8h30 coffee
- [Morning keynote and paper session]
Postcolonial science - Chairs: Mathieu Hilgers (ULB) and Pierre Petit (ULB)
- 9h00 Jean-François Bayart (CNRS):Les études postcoloniales, une invention de la tradition?
- 10h00 Break
- 10h30 four paper presentations + discussion
SEE FULL DETAILED PROGRAMME


